Médecine esthétique maxillo-faciale : la vision du Dr Jérôme Quezel-Guerraz
Redessiner plutôt que transformer : ma vision de la médecine esthétique maxillo-faciale

Redessiner plutôt que transformer : ma vision de la médecine esthétique maxillo-faciale
Je ne conçois pas la médecine esthétique comme une succession de petites corrections destinées à suivre les tendances. Un visage n'est pas une addition de lèvres, de pommettes, de rides ou de volumes. C'est une architecture. Et c'est cette architecture que j'observe avant de traiter.
Après plus de vingt ans de pratique et des centaines de cas, ma vision de la médecine esthétique s'est progressivement rapprochée d'une approche maxillo-faciale : comprendre les structures, les proportions, les volumes et les rapports entre les différentes zones du visage pour obtenir des résultats visibles, cohérents et naturels.
Je ne cherche pas nécessairement à faire « plus jeune ». Je cherche d'abord à faire plus harmonieux.
C'est de cette philosophie qu'est née SculptR®, une méthode développée au fil de mon expérience, de mes techniques et de l'observation de mes patients.
Sortir d'une médecine esthétique dictée par les tendances
La médecine esthétique évolue vite. De nouvelles techniques apparaissent, certaines deviennent extrêmement populaires avant d'être remplacées par d'autres.
Effet glow, lèvres dessinées, jawline très marquée, pommettes accentuées, « fox eyes »…
Ces tendances peuvent répondre à certaines demandes, mais elles ne constituent pas ma vision de la médecine esthétique.
Parce qu'un traitement peut être parfaitement réalisé techniquement et pourtant ne pas améliorer véritablement un visage.
Augmenter les lèvres d'une patiente dont le menton est très en retrait ne rééquilibrera pas son profil. Ajouter des pommettes sans analyser le tiers inférieur du visage peut accentuer un déséquilibre. Corriger uniquement un nez peut parfois laisser intacte la véritable cause de la disharmonie du profil.
Avant de traiter une zone, il faut comprendre le visage dans son ensemble.
C'est là que commence, pour moi, la médecine esthétique maxillo-faciale.
Le visage est une architecture
Le front, le nez, les pommettes, les lèvres, le menton, la mandibule et le cou ne peuvent pas toujours être considérés indépendamment.
Leur projection, leur hauteur et leurs rapports déterminent la perception globale du visage.
Un nez peut sembler trop important parce que le menton manque de projection.
Un bas du visage peut sembler lourd parce que certains volumes se sont déplacés avec le temps.
Une jawline peut manquer de définition non pas parce qu'il faut simplement « injecter la mâchoire », mais parce que l'ensemble menton-mandibule-cou doit être repensé.
C'est cette lecture globale qui permet parfois d'obtenir une transformation importante avec des gestes finalement très ciblés.
L'objectif n'est pas d'ajouter. Il est de rétablir les bonnes proportions.
SculptR® : restaurer, structurer, harmoniser
SculptR® est né de cette approche.
Il ne s'agit pas d'appliquer le même protocole à tous les patients. Au contraire.
J'analyse le visage de face, de profil et en trois-quarts, sa structure osseuse, ses volumes, son vieillissement et ses proportions.
Selon le cas, le travail peut concerner le nez, le menton, les pommettes, le front, les tempes, la ligne mandibulaire ou plusieurs de ces zones.
Chez un visage jeune, l'objectif peut être d'adoucir un profil naturellement déséquilibré.
Avec le vieillissement, il peut s'agir de restaurer des volumes perdus et de retrouver une architecture qui s'est progressivement effacée, sans gonfler le visage.
Dans d'autres cas encore, une rhinoplastie médicale associée à une correction du menton peut modifier profondément la lecture d'un profil.
Chaque visage impose donc sa propre stratégie.
C'est précisément cette liberté qui m'intéresse : ne pas être dépendant d'une technique, mais disposer de suffisamment d'outils pour choisir celui qui répond réellement au problème.
Obtenir davantage avec la médecine, sans vouloir remplacer la chirurgie
La chirurgie reste indispensable lorsqu'elle constitue la meilleure indication.
Mais entre une médecine esthétique très légère et une intervention chirurgicale, il existe aujourd'hui un champ thérapeutique considérable.
C'est celui que j'explore depuis des années.
Injections, rhinoplastie médicale, techniques de remise en tension, lasers, traitements des paupières, peelings profonds… utilisés seuls ou associés, ces outils permettent dans certaines indications d'obtenir des changements très importants sans chirurgie.
Ma recherche a toujours été la même : jusqu'où pouvons-nous aller médicalement, tout en restant cohérents, sûrs et naturels ?
Il ne s'agit pas de promettre un résultat chirurgical sans chirurgie. Il s'agit de sélectionner les techniques capables d'apporter une véritable correction lorsqu'elles sont correctement indiquées.
Plus de vingt ans à développer et perfectionner mes techniques
Cette approche ne s'est pas construite en quelques mois.
Elle est le résultat de plus de vingt années de pratique, de centaines de visages analysés et traités et d'une recherche constante de solutions permettant d'améliorer les résultats et les suites pour mes patients.
J'ai notamment été parmi les pionniers de l'utilisation de l'Endolift en France.
J'ai également développé une technique de blépharoplastie médicale ayant fait l'objet d'un brevet déposé et étendu à de nombreux pays.
La rhinoplastie médicale occupe une place majeure dans ma pratique, avec plusieurs centaines de nez traités au cours de mon expérience. Elle m'a appris quelque chose d'essentiel : le nez ne doit presque jamais être regardé seul.
Sa perception dépend du front, des lèvres, du menton et de l'ensemble du profil.
Cette expérience constitue aujourd'hui l'un des fondements de ma conception de la profiloplastie médicale et de SculptR®.

Le peeling profond : lorsqu'il faut réellement agir sur la peau
L'harmonie d'un visage ne dépend cependant pas uniquement de ses volumes et de ses proportions.
La qualité de la peau change profondément la perception de l'âge.
Je pratique depuis de nombreuses années les peelings, notamment les peelings profonds au phénol dans certaines indications.
Lorsque le vieillissement cutané est important, que la peau est profondément marquée et que les rides sont installées, multiplier de petites interventions superficielles n'est pas toujours la réponse que je privilégie.
Un peeling profond correctement indiqué peut apporter une amélioration particulièrement importante de la qualité cutanée.
Là encore, ma philosophie reste la même : choisir le traitement en fonction du résultat recherché, et non parce qu'il est à la mode.
Le naturel ne signifie pas que le résultat doit être imperceptible
C'est probablement l'une des confusions les plus fréquentes en médecine esthétique.
Un résultat naturel n'est pas nécessairement un résultat que l'on ne voit pas.
On peut modifier nettement un profil, redessiner un menton, améliorer un nez, restaurer les volumes d'un visage ou transformer profondément la qualité d'une peau tout en conservant l'identité du patient.
Ce qui crée l'artifice n'est pas forcément l'importance du changement.
C'est l'incohérence.
Une bouche disproportionnée paraît artificielle. Un menton replacé dans une proportion cohérente avec le nez peut, au contraire, sembler avoir toujours été ainsi.
La réussite d'un traitement tient donc moins à la quantité de produit utilisée qu'à la justesse de l'analyse.
Révéler un visage, plutôt qu'en fabriquer un autre
Avec SculptR®, je souhaite aller vers une médecine esthétique plus structurée, plus ambitieuse dans ses résultats mais également plus respectueuse de l'identité de chaque patient.
Il ne s'agit pas de standardiser les visages.
Il s'agit de comprendre pourquoi certains traits semblent déséquilibrés, pourquoi un visage paraît fatigué ou pourquoi le vieillissement en a progressivement modifié l'architecture.
Puis d'intervenir là où cela a du sens.
Restaurer ce qui a été perdu.
Rééquilibrer ce qui l'a toujours été.
Adoucir ce qui attire excessivement le regard.
Préserver ce qui fait l'identité d'un visage.
Après plus de vingt ans de médecine esthétique, c'est cette liberté de choix et cette recherche d'harmonie qui définissent aujourd'hui ma pratique.
La technique n'est qu'un outil.
Le véritable traitement commence par la compréhension du visage.














